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COOPERATION EUROPEENNE DES CLUBS DE DALMATIENS
L’Adult Respiratory Distress Syndrom (ARDS), insuffisance respiratoire chez les adultes est apparue comme la manifestation d’un gène défectueux parmi les dalmatiens en Finlande avec un cas au Danemark dans les années 1987-1997. En Finlande, 6 portées furent affectées, la dernière en 1997, avec un total de 17 chiens soupçonnés de souffrir de cette maladie. Les 17 chiens moururent ou furent euthanasies. Auparavant, des signes d’une maladie héréditaire furent découverts par le docteur A.-K Järvinen et ses collègues en Finlande après que des études sur les pedigrees des portées affectées indiquèrent que la femelle O’Soul Escada était la probable source de cette anomalie génétique. Cette défectuosité des gènes est supposée être causée par une mutation génétique spécifique. Plusieurs descendants d’Escada furent utilisés largement dans l’élevage, et les résultats concernant l’ARDS correspondent au mécanisme de l’hérédité d’un gène autosomal récessif. Bien qu’il n’y ait pas eu de saillies pour servir de tests et conforter la preuve de ce mécanisme, les clubs de race finlandais, norvégien et danois et le Comité de Santé de la Société canine danoise ont accepté l’hypothèse d’un gène héréditaire récessif sur la forte évidence des circonstances. Une étude utilisant de simples méthodes de statistiques pour estimer le nombre de chiens supposés affectés en Finlande, qui commença avec la première portée après Escada en 1977 ( la portée O’Soul K), qui se termina par toutes les portées déclarées en 1997, incluant toutes les portées nées dans cet intervalle, a prouvé l’hypothèse d’un gène récessif héréditaire. Probabilité d’hériter de cette anomalie génétique Un chien qui a hérité de cette anomalie récessive est appelé un porteur. Un porteur ne peut pas être malade, à moins que ses deux parents soient porteurs de l’anomalie. Si un porteur est accouplé avec un non-porteur, la probabilité qu’un chiot soit porteur de l’anomalie est de 50 %. Bien que dans la plupart des cas, nous ne sachions pas quels sont les actuels porteurs, nous ne pouvons simplement évoquer que des probabilités statistiques d’hériter de l’anomalie. Cela veut dire que dans la génération suivante ( 2 générations après le porteur connu), les probabilités statistiques d’avoir un porteur est ¼, après 3 générations 1/8, après 4 générations 1/16, après 5 générations 1/32, après 6 générations 1/64, après 7 générations 1/128 et ainsi de suite. Tout ceci, suppose que l’autre parent soit issu d’une lignée susceptible de ne pas porter l’ARDS. Par conséquent, après la 7ème génération, la possibilité de trouver un porteur est de moins 1 %. Un gène récessif dans une population donnée sera en constante dilution ( en accouplant chaque nouvelle génération avec un non-porteur) et ne deviendra pas un problème de santé, aussi longtemps que de nouveaux porteurs ne se présentent pas. En fait, les mutations génétiques sont parfaitement courantes, et une population nationale peut porter plusieurs gènes défavorables à déterminisme récessif, inconnus, apparaissant uniquement en cas de consanguinité étroite. C’est la raison pour laquelle une population au patrimoine génétique limité amène des problèmes génétiques, et c’est pourquoi il est important de ne pas réduire la variabilité génétique d’une population plus que nécessaire. Probabilité de provoquer la maladie. Le déterminisme récessif signifie que la maladie n’apparaîtra que si les deux parents sont porteurs du gène défavorable. En moyenne, 25 % des chiots (1/4) issus de deux porteurs seront malades, 25 % ne seront absolument pas porteurs, pendant que 50 % seront porteurs du gène défavorable sans être malades. En conséquence, dans une petite portée, il est très probable qu’aucune anomalie ne sera décelée. La façon de calculer les probabilités statistiques d’obtenir la maladie, en accouplant 2 chiens ayant des ascendants porteurs est de multiplier les deux probabilités. Si un chien de septième génération est accouplé avec un chien de sixième génération, la probabilité d’obtenir la maladie est 1/128 multiplié par 1/64, ce qui est proche de 0.01 %. Dans la pratique, cet accouplement est hors de la zone dangereuse. Recommandations aux éleveurs. En 1993, des
discussions sur les moyens de stopper la menace de l’ARDS
se propagèrent de la Finlande en Norvège et au Danemark. Les
Clubs de race firent certaines recommandations préliminaires, jusqu’à
ce qu’ils aient une meilleure connaissance du problème.
L’auteur de cet article, qui à propos, n’a pas élevé de lignées
porteuses de l’ARDS, plaida pour des mesures rapides, en conformité
avec la possibilité d’un déterminisme récessif. La discussion se
centra très vite, sur les pertes potentielles d’éliminer une grande
quantité de bons chiens de l’élevage, contre le risque de répandre
l’anomalie. Après de longues discussions avec des vétérinaires
familiers des problèmes des maladies héréditaires, il devint clair
que les spécialistes ne voulaient pas conseiller directement à quel
stade arrêter l’élevage, parce qu’ils avaient peu de connaissance
des autres problèmes potentiels pouvant résulter lorsqu’on limite la
variabilité génétique d’une population. Tout le monde tomba
d’accord, que les parents, les frères et sœurs, et les descendants
directs des chiens affectés ne devaient pas être utilisés pour l’élevage.
Des mesures additionnelles furent laissées au choix des Clubs de race.
Les recommandations qui finalement furent faites, ne rencontrèrent
aucune opposition quand cet auteur discuta de la situation avec des généticiens
à une conférence sur les maladies canines héréditaires au royaume
uni en 1994. Plus tard, quand la situation devint mois urgente
concernant les mesures immédiates, les recommandations au Danemark et
en Norvège furent renforcées dans le but d’empêcher l’importation
de nouveaux porteurs. Jusqu à maintenant, les Clubs de race en Finlande, Norvège et Danemark ont leurs règles et recommandations pour leurs éleveurs concernant l’ARDS. Les mesures varient suivant la complexité de la situation dans chaque pays. En Finlande, les porteurs, les frères et sœurs des porteurs et la première génération de descendants ne sont pas autorisés à reproduire. Au Danemark, c’est la même chose avec en plus la deuxième génération ne sont pas autorisés à reproduire. La Norvège va jusqu’à la 3è et 4è générations. En Finlande, le total des générations porteuses possibles de l’ARDS ne doit pas être en dessous de 10 quand deux chiens sont accouplés. En Norvège, le total ne doit pas être en dessous de 12 et au Danemark au moins 14. Par conséquent, au Danemark, il est autorisé deux chiens de 7è génération ou un chien de 3è génération avec un chien de 11è génération. Au Danemark, les chiens importés ne doivent pas être proches de moins de 7 générations d’un porteur. Selon l’opinion de cet auteur, les Clubs de race devraient plus aider les éleveurs en édictant des recommandations pour l’élevage. De telles recommandations devraient probablement varier selon l’importance du problème dans les différents états. Il est important que l’information soit pondérée, et elle ne doit pas résulter de l’hystérie ou de la guerre entre éleveurs. En plus, il doit être clair qu’il est de la responsabilité des éleveurs d’empêcher que l’ARDS continue à être pour eux un problème potentiel. En continuant d’élever des chiens proches d’un porteur, la menace de l’ARDS subsistera. En accouplant des chiens éloignés des porteurs, le problème sera solutionné en quelques années, comme il est démontré par l’expérience de la Norvège. Un pays ou un Club de race qui n’a pas de lignées porteuses de l’ARDS, souhaitant éviter la bureaucratie de garder des traces de chaque génération, pourrait suivre les restrictions d’importation du Club danois. Possibilité d’identifier un porteur. En théorie, il est possible de développer
des méthodes d’identifier les porteurs par des analyses d’ADN.
Cependant, le locus du gène défectueux n’est pas connu, et des échantillons
de sang de peu de chiens affectés sont disponibles. En conséquence,
les méthodes courantes ne peuvent résoudre le problème, à moins que
de nouvelles recherches apportent de
nouvelles informations. Malheureusement, de telles recherches sont très
chères, probablement trop chères pour les ressources des Clubs de race
en Europe. La possibilité de développer un test ADN permettant
d’identifier un porteur de l’ARDS dans un futur proche, n’est donc
pas très élevée. Par conséquent, il est sage de baser les
recommandations sur les informations déjà connues aujourd’hui. Cette information est disponible après de la Coopération européenne des Clubs de Dalmatien (ECDC. Les propriétaires et les éleveurs de dalmatiens cherchant à situer leur chien par rapport au problème de l’ARDS peuvent contacter l’auteur, avec une copie du pedigree du chien. Certains des Clubs européens ont déjà reçu la même information et peuvent aussi fournir les mêmes renseignements sur demande.
Tous droits de reproduction réservés par E.C.D.C.
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